Désolé de ne pas être très gaie avec ce que je vous incite vivement à lire en dessous, mais ça m’a tellement dégoûtée que je voulais vous le faire suivre. Pour en rajouter une couche aux derniers articles, sur d’autres sujets mais qui révoltent autant de Justin, Ptibouchon, Bilbo, Blanche etc…
« Elle s’appelle Elisabeth Guérin, elle a 38 ans. Il y a kk années, au Bénin, dont elle est originaire, elle rencontré un Français, Claude Guérin. Ils sont tombés amoureux l’un de l’autre, et , en octobre 2005, elle est venue légalement le rejoindre et ils se sont mariés. Elle a vendu son commerce béninois, et trouvé du travail en France. Claude et Elisabeth mènent une vie heureuse. Voilà le début du conte de fées que l’on peut lire à la une du Monde des 6 et 7 avril. Quand on poursuit la suite de la lecture, ça se gâte. Claude est tombé malade. Un cancer. A la préfecture, pour renouveler sa carte de séjour, elle explique sans convaincre que son mari ne peut pas se déplacer. Claude meurt. Elle est arrêtée et enfermée au Centre de rétention de Tours. La préfecture lui a signifiée qu’elle serait expulsée d’ici à un mois. Ca fait moins de 3 ans qu’elle est mariée. Or, depuis 2006, pour obtenir une carte de résident, il faut 3 ans de vie commune sans interruption. En France, dans certaines situations, perdre son conjoint peut vous mettre hors la loi. Non, il ne s’agit pas de coutumes d’une tribu primitive aux mœurs étranges et cruelles. Il s’agit du droit français en 2008. Le grand sorcier, c’est-à-dire le préfet d’Indre-et-Loire, a jugé, qu’il n’avait pas à régulariser sa situation, même si, a-t-il finement remarqué dans son courrier, « cette rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français ». A tous les arguments, désormais, on répondra que ce sont les consignes. Et les consignes, c’est un chiffre. Et ce chiffre, c’est 25000. Seuls petits points de lumière dans cette nuit effrayante où nous sommes en train de nous enfoncer : Le Monde a jugé nécessaire de faire les honneurs de sa première page à cette histoire qui ressemble à les milliers d’autres. Les voisins d’Elisabeth et la directrice de l’école maternelle de sa commune se sont organisés en collectif pour la défendre. »
Va falloir que j’arrête de lire cette presse, parce que je vais me faire un ulcère !